Archive de la catégorie «Théorie»

La symphonie -2-

mars 11, 2008

C’est une sonate pour orchestre. L’orchestre symphonique (cordes, vents percussions) reprend la structure de la sonate.

La symphonie nait en Allemagne avec l’école de Mannheim (Stamitz) et en Italie : Vivaldi fixe les trois mouvements : allegro (vif) - andante (lent) - allegro (vif).

En Allemagne, Stamitz reprend les bases de Vivaldi et détermine trois groupes d’instruments : cordes, voix, cuivres.

Modèle de l’orchestre à l’époque : quintette à cordes, une ou deux flutes, deux hautbois, deux bassons, deux cors, une ou deux trompettes, des timbales.

Beethoven va accroitre l’importance de l’orchestre : il ajoute le piccolo, la grosse-caisse, le trombone. Le pupitre des cordes et des cors s’élargit. Dans la 9ème symphonie, on trouve une adjonction de choeurs.

Haydn a écrit 108 symphonies. Mozart en a composé 41. La structure “symphonie” va être utilisée abondamment au 19ème siècle : Brahms, Bruckner, Mahler, Tchaïkovsky…

Il peut y avoir quatre mouvements : rapide - lent - menuet (ou scherzo) - rapide.

(Source : cours de Lucie)

Protégé : La sonate

mars 6, 2008

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Protégé : La composition

mars 6, 2008

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Protégé : La cadence

février 28, 2008

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L’écoute réduite

février 28, 2008

L’objet sonore ne doit pas être confondu avec le corps sonore qui le produit : je peux, avec le même corps sonore, produire des objets sonores différents.

Avec l’écoute réduite, il s’agit d’écouter le son pour lui-même, en faisant abstraction de sa provenance et du sens dont il est porteur.

Le seuil temporel de l’oreille

février 28, 2008

- On passe de façon continue des perceptions rythmiques aux perceptions de hauteur : P Schaeffer a montré qu’il y a une limite au delà de laquelle on ne perçoit plus les différents éléments : quand des sons brefs s’enchaînent de plus en plus rapidement, il y a un moment où ça va trop vite pour notre oreille : elle ne peut plus séparer les sons et entend quelque chose de continu.

Il y a donc une limite à l’accumulation temporelle des objets (la quadruple croche).

- Le pouvoir séparateur de l’oreille : Schaeffer a montré que quand on dépasse 50 ms (1/20ème de seconde), notre oreille n’est pas capable de discerner les sons, qui semblent alors soudés.

La sensation d’intensité

février 26, 2008

La sensation d’intensité varie avec la fréquence.

Le diagramme de Fletcher a mis en évidence la zone sensible de l’oreille, qui se situe entre 500 et 5000 hertz. Pour chaque fréquence, il existe un niveau minimum où l’on commence à entendre quelque chose : c’est le seuil de perception. si on augmente le niveau du son, on atteint le seuil de la douleur.

Le diagramme de Fletcher est obtenu avec les courbes d’isotonie.

Loi de Fletcher : la sensation varie comme le logarithme de l’excitation. Le gain d’intensité en bels est comme le logarithme de l’excitation : c’est un phénomène physique.

La perception du timbre

février 26, 2008

Le timbre est la qualité qui permet de distinguer un son parmi d’autres qui ont la même intensité et la même hauteur. Le timbre est lié aux composantes harmoniques du son.

Mais la fréquence ne suffit pas. P Schaeffer a démontré l’importance des transitoires d’attaque : si on les enlève, il y a des instruments qu’on ne reconnait pas (ex : la légende de la cloche coupée).

Les transitoires d’attaques sont liées à la dynamique générale du son et à sa forme générale.

La perception du timbre est liée au spectre du son, c’est-à-dire à l’ensemble constitué par le fondamental et la série des partiels ou harmoniques. Le timbre est la sensation élaborée par le cerveau en réponse à cette analyse spectrale.

La sensation de la hauteur

février 26, 2008

Elle varie selon divers paramètres pour un même son de fréquence fixe :

- Intensité : quand l’intensité d’un son pur croît, la sensation de hauteur varie : les sons aigus montent, les sons graves descendent. Pour les sons complexes, notre système auditif fait une sorte de moyenne.

- Tessiture : la tessiture est l’étendue en fréquence de toutes les notes que peut émettre un instrument. Quand on double la fréquence, on obtient l’octave. Mais au niveau de la perception, ce n’est plus vrai quand on sort de la zone sensible de l’oreille : 4000 hertz ne sonne plus du tout comme l’octave de 2000 hertz.

- Durée : les sons brefs ne sont pas perçus de la même façon que les sons permanents. P Schaeffer a montré que la plus petite tranche temporelle au dessous de laquelle on n’entend plus qu’un bruit blanc est de 1/200ème de seconde, soit 5 ms. C’est la constante de temps de l’oreille.

- Timbre : un son musical est composé de nombreuses composantes harmoniques. Les composantes harmoniques font le timbre et la hauteur par calcul des différentes raies harmoniques : notre oreille perçoit la hauteur en jaugeant l’écartement entre raies voisines.

Ex : son de 100 hertz : on peut couper tout ce qu’on veut dans le spectre, pourvu qu’il reste deux ou trois raies voisines, on continue à entendre 100 hertz. Le timbre sera plus grêle.

Récapitulatif : la sensation de la hauteur varie avec : l’intensité, la tessiture, la durée, le timbre….et le conditionnement préalable de l’auditeur.

La perception de la hauteur

février 26, 2008

Un son musical est formé de nombreuses composantes harmoniques. Le premier harmonique, le fondamental, donne la hauteur du son. Les travaux de P. Schaeffer ont montré que même lorsque cet harmonique était faible ou absent, la sensation de hauteur persistait grâce à la répartition des harmoniques supérieurs.

Notre oreille perçoit la hauteur en jaugeant l’écartement entre raies voisines. L’idée longtemps véhiculée qui disait que la sensation de hauteur est donnée par le fondamental est donc fausse. La hauteur, liée à la fréquence (qui est une grandeur physique) ne se confond pas avec la hauteur subjective, qui est une sensation.