Archive de la catégorie «Structures musicales»

Rosalie

mai 29, 2008

Terme utilisé en musique pour désigner familièrement une marche d’harmonie, c’est-à-dire la répétition d’un même motif mélodique et harmonique sur divers degrés successifs. Dans la rosalie, la marche d’harmonie se prolonge au-delà des limites que le bon goût tolère, ou bien elle est beaucoup trop régulière et verse dans le poncif des exercices scolaires. Rosalie est pris péjorativement surtout quand la marche harmonique entraîne une modification de la tonalité (séquence harmonique).Quand la répétition conserve la tonalité (séquence tonale), elle est un moyen de progression musicalement justifié.

(Source : Encyclopaedia Universalis)

Ricercare

mai 29, 2008

Le ricercare ou ricercar est une ancienne forme musicale (période du haut baroque) basée sur le procédé de l’imitation. L’équivalent français est recherche utilisé par exemple par l’organiste Jehan Titelouze.

C’est une forme contrapuntique moins élaborée que la fugue, laquelle est plus tardive et exploite un thème générateur de façon systématique alors que le ricercare enchaîne des épisodes différents qui peuvent être sans lien thématique.

De façon paradoxale, Bach utilise le mot ricercare pour désigner de savantes architectures contrapuntiques de son · « Offrande Musicale » dédiée au roi de Prusse mélomane Frédéric II, avec l’acrostiche :
Regis Iussu Cantio Et Relique Canonica Arte Resoluta c’est-à-dire
La musique faite par ordre du roi, et le reste résolu par l’art du canon.

(Source : Wikipedia)

Le “Ricercare per organo” de Ligeti semble figurer sa persévérance, son obstination devant les désillusions. L’entrée de la basse (pédale), chaleureuse, est une note d’espoir; elle s’éteint trop vite.

Scherzo

mai 23, 2008

Aux 16ème et 17ème siècles, c’est une pièce vocale ou instrumentale libre, de caractère gai et léger. A partir de Beethoven, il se substitue au menuet-trio des symphonies et sonates dont il adopte la structure tripartite et le rythme ternaire, mais dans un tempo beaucoup plus rapide (battue à la mesure)

(Source : Guide pratique d’analyse musicale - Naji Hakim)

Protégé : Thème et variations

mai 20, 2008

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Protégé : La passacaille

mai 20, 2008

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Protégé : La fugue

mai 20, 2008

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Protégé : Le menuet

mai 20, 2008

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Le canon

mai 9, 2008

Pour un canon, il faut au moins deux voix.

Définition :

Le canon est un procédé d’écriture qui repose sur le principe d’imitation. L’imitation peut être plus ou moins rigoureuse. Les lignes mélodiques sont écrites en contrepoint :

- Antécédent (ou dux) : il présente le canon.

- Conséquent (ou comes) : il imite.

Distance d’entrée : entrée large ou serrée (une ou deux notes après).

Intervalle d’entrée : au même intervalle (sur la même note) ou sur un autre intervalle : transposition. (ex : Bach : variations Goldberg).

Il existe le canon circulaire : il ne s’arrête plus (ex: Frère Jacques).

Types de canons :

- canon à transformation mélodique : il peut être : par augmentation ou diminution ; par mouvement contraire (en miroir ; il peut y avoir un départ à l’octave ou à la quinte par exemple ; en respectant les intervalles) ; par mouvement rétrograde (canon à l’écrevisse : il commence par la dernière note de l’antécédent) ; par mouvement contraire rétrograde.

-canon à transformation harmonique (ou canon per tonos) : c’est un canon de type perpétuel dans lequel l’antécédent conclut un ton au dessus du ton initial. Cela crée un effet de spirale (trajectoire inexorable). Ex : Bach : “offrande musicale”.

- canon à transformation rythmique : le conséquent augmente ou diminue la valeur de durée dans un rapport fixe bien déterminé. Ex : multiplié ou divisé par deux.

-canon polymorphe : il y a combinaison par superposition de plusieurs canons différents.

-canon à énigme : on ne sait pas comment ça marche. La distance et l’intervalle d’entrée sont volontairement cachés.

Histoire :

Au 14ème siècle, les italiens ont contribué à la fixation de cette structure. Aux 15ème et 16ème siècle, la polyphonie vocale de l’école franco-flamande porte le canon à son apogée (ex : Jehan Ockeghem : nonuple canon à 36 voix). 17ème siècle : Canon de Pachelbel.

Les 18ème et 19ème siècles ne font que rarement appel à cette structure, même si le procédé du canon est de temps en temps utilisé par les compositeurs.

Le 20ème siècle va renouer dès les années 20 avec ces techniques en leur donnant d’autres dimensions aux plans tant rythmique que mélodique (ex : Schönberg, Webern, Berg, Stravinski, Messiaen).

Ecoute de canons :

Boulez : “Anthèmes 2″ : “Cette section, écrite sous la forme d’un canon, est fondée sur l’idée du changement précis de la structure musicale dans le temps. La partie électronique étend ce principe par l’utilisation de modules de transposition combinés à des délais temporels, qui multiplient ensemble le nombre de lignes musicales. Chacune de ces lignes est transposée et décalée dans le temps (comme dans un canon), de manière à clarifier ou à brouiller la musique originale”.

(Source : CD)

Webern : début de la symphonie opus 21 : on entend un double canon strict comme on en trouve dans la musique la plus rigide de l’ère baroque, mais les intervalles y sont tellement croisés que l’on perd la notion même de canon.

La symphonie -2-

mars 11, 2008

C’est une sonate pour orchestre. L’orchestre symphonique (cordes, vents percussions) reprend la structure de la sonate.

La symphonie nait en Allemagne avec l’école de Mannheim (Stamitz) et en Italie : Vivaldi fixe les trois mouvements : allegro (vif) - andante (lent) - allegro (vif).

En Allemagne, Stamitz reprend les bases de Vivaldi et détermine trois groupes d’instruments : cordes, voix, cuivres.

Modèle de l’orchestre à l’époque : quintette à cordes, une ou deux flutes, deux hautbois, deux bassons, deux cors, une ou deux trompettes, des timbales.

Beethoven va accroitre l’importance de l’orchestre : il ajoute le piccolo, la grosse-caisse, le trombone. Le pupitre des cordes et des cors s’élargit. Dans la 9ème symphonie, on trouve une adjonction de choeurs.

Haydn a écrit 108 symphonies. Mozart en a composé 41. La structure “symphonie” va être utilisée abondamment au 19ème siècle : Brahms, Bruckner, Mahler, Tchaïkovsky…

Il peut y avoir quatre mouvements : rapide - lent - menuet (ou scherzo) - rapide.

(Source : cours de Lucie)

Protégé : La sonate

mars 6, 2008

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