tableau des couleurs :
couleur
Couleur des étoiles :
La plupart des étoiles paraissent blanches à l’oeil nu. Mais si nous les observons attentivement, nous pouvons remarquer de nombreuses couleurs : bleu, vert, jaune, rouge.
Les types spectraux vont du plus violet au plus rouge, c’est-à-dire du plus froid vers le plus chaud.
Au centre d’une flamme, on perçoit une couleur bleue.
Couleur de la lumière :
Toutes nos sensations liées aux couleurs sont construites à partir des longueurs d’onde de la lumière réfléchie. Les longueurs d’onde n’ont en elles-mêmes rien de coloré. Les ondes stimulent certaines cellules nerveuses de la rétine, dont les impulsions provoquent à leur tour des réactions dans le cerveau. Il ne s’agit donc pas de rouge, de jaune ou de vert, mais bien de processus physiques. Même s’il est possible de mesurer la longueur d’onde, la longueur d’onde qui provoque chez nous la perception de la couleur rouge, par exemple, est tout aussi invisible que celle des autres couleurs.
Les sensations chromatiques sont aussi très subjectives, car nous construisons en fait les couleurs.
Newton a démontré en 1704 dans “Opticks” qu’en réalité, les rayons composant le spectre ne sont pas colorés en eux-mêmes mais capables d’engendrer en nous la sensation colorée. Newton s’intéresse aux seules caractéristiques physiques de la lumière. Les couleurs sont des interprétations, des constructions de notre cerveau, à partir d’une série complexe de synapses.
Newton a dénombré sept (chiffre symbolique) couleurs primaires : le rouge, le jaune, le vert, le bleu, le violet, l’orange, l’indigo. Il a réparti les couleurs selon des proportions précises, conformément, dit-il, aux règles de l’harmonie musicale.
(Voir aussi : http://www.tribunes.com/tribune/alliage/59/page12/page12.html)
Mais contrairement à ce que croyait Newton, on sait depuis 1950 que la couleur n’est pas un phénomène absolu mais qu’elle dépend de la comparaison continuelle entre les longueurs d’ondes de la lumière renvoyée par l’objet et de la lumière renvoyée par les zones visuelles environnantes.
Contrairement à Newton, Goethe (dans son célèbre “Traité des couleurs”) ne considère pas qu’il soit possible de comprendre pleinement la nature de la couleur en partant des seules catactéristiques physiques de la lumière. Il convient au contraire d’explorer les impressions très diverses que chaque couleur est susceptible de créer soit seule, soit par un effet de contraste, soit comme objet en soi, soit comme partie de la nature. Selon Goethe, la couleur remplit une fonction de stimulation de l’esprit.
La plupart des recherches postérieures allaient confirmer la distinction qu’il établit entre couleurs actives, “proches de la lumière” (jaune, orange, rouge) et couleurs passives (bleu,indigo, violet), plus “proches de l’ombre”. Selon Goethe, “le bleu apporte toujours une ombre”.
Le spectre de la lumière s’étend du violet (ultra-violet) au rouge (infra rouge).
Longueur d’onde :
ultraviolet (400 - 280 nm)
violet (400-446 nm)
bleu (446-500 nm)
vert (500-578 nm)
jaune (578-592 nm)
orange (592-620 nm)
rouge (620-700 nm)
infrarouge (> 720 nm)
Couleur et santé :
Dès l’Antiquité, la couleur est envisagée comme un supplément, comme un remède, un pharmakon, mot qui en grec signifie précisément “couleur” mais qui sert aussi à désigner les plantes médicinales dont se servent les sorciers pour opérer leurs maléfices et leurs sortilèges. La couleur est donc à la fois remède et poison.
Dans la tradition platonicienne, on se méfie des couleurs, qui s’adressent aux émotions, aux sensations, et sont par conséquent trompeuses.